La fresque est un des signes de la romanisation. Après la conquête, achevée en 51 avant notre ère, un phénomène d’acculturation se met en place, marqué par l’apparition de l’architecture maçonnée. La fresque, qui orne les murs des riches demeures et des bâtiments publics, apparaît donc simultanément.
Si les fresques de Pompéi sont les plus connues, conservées intactes grâce à l’éruption du Vésuve, les découvertes de fragments de fresques sont fréquents sur les sites datés de l’époque romaine, ces peinture étant fréquemment démontées puis jetées. C’est ainsi qu’a été découverte le fresque de Montcy-Saint-Pierre, à Charleville-Mézières, dans le comblement d’une cave. Elle est actuellement exposée au Musée de l’Ardenne.

Déroulement de l’atelier

La fresque est réalisée sur un carreau de carrelage. Le mortier est préparé, étalé sur la surface du carreau et lissé. La peinture, composée de pigments minéraux, est ensuite appliquée au pinceau sur le mortier frais. Des reproductions de fresques ou de motifs de fresques romaines servent de modèle pour les motifs.
Les fresques peuvent être individuelles ou réalisées collectivement. Dans ce cas, le dessin est préparé sur papier par le groupe, puis redécoupé pour que chacun en réalise un éléments sur son carreau de carrelage. Après séchage, l’ensemble est ensuite réuni. Cet atelier est adapté à l’accueil de groupes en continu.

Objectif pédagogique

L’atelier fresque est l’occasion d’aborder l’architecture à l’époque romaine, principale forme visible de l’acculturation de la société gauloise, dans laquelle dominait l’architecture de bois et de torchis.
L’accent est mis sur les techniques de la fresque, avec les différentes couches de mortiers employées et les techniques de dessin (tracés préparatoires, poncifs). Des écorchés de fresques servent de supports pédagogiques.

Âge : à partir de 10 ans
Durée : 2 h minimum
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