La Préhistoire constitue une période chronologique longue (plus de deux millions d’années) et complexe. Plus qu’aucune autre, elle est habitée par nos fantasmes ; les idées reçues qui la concernent sont légions.
Il s’agit également de la période pour laquelle la recherche archéologique évolue le plus rapidement. Les données les plus récentes – concernant aussi bien l’évolution humaine (paléontologie) que notre connaissance des modes de vies – bouleversent régulièrement la champ de nos savoirs.

Allumage du feu 

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERALe feu fascine les hommes de toutes les époques et a inspiré nombre d’auteurs (J. H. Rosny Ainé, La Guerre du Feu). Les archéologues travaillent depuis des années pour comprendre à quel moment il est apparu.
Les plus anciennes traces de feu associées à des vestiges humains datent d’environ 1,4 millions d’années, sur les sites de Koobi Fora et Chesowanja (Kenya). Les indices sont toutefois minces et restent très discutés. En l’état de nos connaissances, les plus anciennes traces de feux intentionnels ont été découvertes dans la grotte de l’Escale et dans la grotte d’Aldène, dans le sud-est de la France. Elles sont datées entre 650 000 et 600 000 ans. Un possible foyer, découvert sur le site de Gesher Benot Ya’aqov, serait daté de 790 000 ans mais il reste encore à confirmer.

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Taille du silex

TailleLes plus anciens outils connus, pierres massives grossièrement façonnées, proviennent du site de Lomekwi 3, au Kenya, et sont datés de 3,3 millions d’année, c’est-à-dire avant l’apparition de la lignée des Homo, dont le premier est Homo Habilis. Aucun reste fossile n’est associé pour le moment à ces outils. Toutefois, la découverte il y a quelques années, à un kilomètre de distance, d’un fossile d’un nouveau genre, baptisé Kenyanthrope, permet de supposer qu’il s’agit là de l’auteur de ce premier débitage. L’âge du squelette, entre 3,5 et 3,2 millions d’années, est un argument en ce sens.
Avant cette découverte (2015), la plus ancienne industrie lithique connue était la culture oldowayenne (du nom de la gorge d’Olduwai en Tanzanie), avec ses galets aménagés et éclats utilisés. L’outillage n’a cessé d’évoluer ensuite et de se diversifier, jusqu’à l’apparition de la métallurgie. Si de nombreuse roches ont été utilisées pour la fabrication d’outils (grès, quartzite, quartz, obsidienne), c’est le silex qui est sans conteste le plus employé.

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Cuisine

La cuisine est indissolublement liée à la domestication du feu, à la fin du Paléolithique Inférieur. À partir de ce moment, les Hommes commencent à faire cuire leurs aliments, ce qui leur permet d’assimiler les amidons, de mieux digérer les fibres végétales et d’amollir le collagène des viandes en gélatine. La cuisson permet également de détruire certains germes, sans compter qu’elle donne du goût !

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Fabrication de sagaie

On sait peu de choses des techniques de chasse des premiers hominidés. Les traces de découpe sur des os vieux de 2,5 millions d’années montrent que les derniers Australopithèques ou les premiers Homo habilis consommaient de la viande. Mais il peut s’agir de charognage. Les armes les plus anciennes qui nous soient parvenues sont des épieux de bois provenant de Schöningen (Allemagne), datés d’il y a 400 000 ans. Une telle découverte est exceptionnelle. Plus tard, au début du Paléolithique supérieur (35 000 ans), apparaît la sagaie.

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Tir à la sagaie

SagaieLa sagaie est une arme redoutable. Lors du tir à l’aide du propulseur, elle peut atteindre 100 km/h. De plus, les expérimentations ont démontré que l’on pouvait atteindre une distance considérable de 250 m en tir parabolique. Dans la pratique, la distance utile, c’est-à-dire la distance maximale pour un tir précis et efficace, se situe dans la limite des 30 m.

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Fresque pariétale

Main positiveEn 1879, dans la grotte d’Altamira (Espagne), la fille de Marcelino Sanz de Sautuola, occupée à la fouille des niveaux de sol, remarque des peintures sur le plafond. C’est la première fois qu’une fresque pariétale est découverte. Malheureusement, la communauté scientifique les considère alors comme des faux et discrédite le préhistorien espagnol. Ce n’est qu’en 1902, après une nouvelle découverte dans la grotte de La Mouthe, que l’authenticité des peintures pariétales est définitivement admise, 14 ans après la mort de Sautuola…

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Gravure sur ardoise

GravureDe 1980 à 1986, le site du Magdalénien Final du Roc-la-Tour à Monthermé (Ardennes) a été fouillé sous la direction du Docteur Rozoy. 4 700 plaques et fragments de plaques de schistes, représentant un total de 400 kg, y ont été découverts. Ils ont été transportés par les magdalénien sur parfois plus d’un kilomètre. Des gravures ont été identifiées sur 180 exemplaires, avec au total 75 images animales ou humaines et 410 signes, sans compter les traits isolés.

© Colette Rozoy

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Parure

La parure apparaît vers 40 000 – 38 000 ans, dans la culture aurignacienne et constitue une innovation de l’Homo sapiens. Néanmoins, des découvertes sporadiques dans des niveaux châtelperroniens contemporains, ainsi qu’une exceptionnelle découverte dans la Grotte du Renne à Arcy-sur-Cure (Yonne), permettent de supposer que les hommes de Neandertal pratiquaient aussi l’art de la parure, même si ce fait reste très discuté.

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Céramique

L’argile est un matériau employé très anciennement, comme l’attestent les bisons modelés de la grotte du Tuc-d’Audoubert, datés du Magdalénien IV (vers 12 000 ans). Lorsqu’elle est cuite, l’argile devient céramique, telles les statuettes de Dolni Vestonice (République Tchèque), datées entre 29 000 et 22 250 ans (Paléolithique Supérieur).

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