Main positiveEn 1879, dans la grotte d’Altamira (Espagne), la fille de Marcelino Sanz de Sautuola, occupé à la fouille des niveaux de sol, remarques des peintures sur le plafond. C’est la première fois qu’une fresque pariétale est découverte. Malheureusement, la communauté scientifique d’alors les considère comme des faux et discréditent le préhistorien espagnol qui publie cette découverte. Ce n’est qu’en 1902, après une nouvelle découverte dans la grotte de La Mouthe, que l’authenticité des peintures pariétales est définitivement admise, 14 ans après la mort de Sautuola…
Aujourd’hui, entre 280 et 300 sites sont connus et on en découvre en moyenne un par an. La plupart sont en France (150) et en Espagne. On en connaît néanmoins une vingtaine en Italie et jusqu’en Russie (2 grottes en Oural).

Déroulement de l’atelier

La fresque est réalisée sur un mur recouvert de papier kraft, afin de reconstituer les conditions de peinture sur les parois des grottes. Peinture à l’ocre et charbon sont utilisés pour réaliser la fresque à l’aide de techniques diverses : pinceaux en mousse ou en bois, technique du pochoir positif et du pochoir négatif (crachis). Des reproductions de peintures pariétales sont utilisés comme modèles.
Il est possible de réaliser la fresque directement sur un mur et de la stabiliser ensuite à la laque. L’atelier se déroule alors sur plusieurs séances. Après une phase d’apprentissage des techniques et un brouillon grandeur nature sur papier, la fresque est réalisée sur le support mural et stabilisée après séchage.
Cet atelier peut être couplé aux autres ateliers abordant l’art préhistorique : gravure sur ardoise et parure.

Objectif pédagogique

Cet atelier permet d’aborder l’art monumental préhistorique : art pariétal (dans les grottes) et art rupestre (sur les rochers et parois rocheuses en extérieur). Il est l’occasion de montrer la diversité de cette forme d’art, tant dans les techniques que dans les motifs, et sa longévité, puisqu’il se poursuit jusqu’à l’âge du Bronze, voire jusqu’à nos jours (représentation gravées dans des carrières ou sur des monuments). L’atelier est l’occasion de revenir sur les interprétations de l’art préhistoriques et de corriger l’idée reçu largement répandue d’un lien avec le chamanisme. Il permet également, via l’art rupestre, de donner un aperçu de l’art préhistorique hors d’Europe, notamment l’art africain.

Âge : à partir de 2 ans
Durée : 2 h et plus
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